
Natif de Saint Roustan, Guilhem Maurice est un homme aux racines profondément ancrées dans l’histoire… enfin, l’histoire qui le concerne, bien sûr ! En effet, il est l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de la fameuse Baronne Nadine de Razillac, surnommée « L’escalope milanaise », une héroïne locale qui a, apparemment, terrorisé des chevaux en montrant ses petites lèvres.
L’histoire de Guilhem commence dès son plus jeune âge, quand on lui conta les exploits de son ancêtre. « Grand-père, pourquoi as-tu ce nom aussi long ? » lui demandait-il, ses petits yeux écarquillés d’admiration… et de confusion. On lui expliqua que son ancêtre, la grande Baronne Nadine, avait battu le redoutable Duc de Ventrêche dans une bataille qui n’a fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : le Duc n’avait jamais vu une telle escalope. Mais contrairement à elle, Guilhem, lui, n’a pas hérité des pouvoirs de terrifier les chevaux. Heureusement pour lui, ou malheureusement pour ses électeurs, cela reste à voir.
Devenu maire de Saint Roustan après avoir été élu lors d’une campagne un peu chaotique — qui a impliqué beaucoup trop de quenelles et une recette secrète de saucisson — Guilhem Maurice s’est vite imposé comme un politicien « à son rythme ». Son slogan ? « Il y a des choses plus importantes que la vitesse… comme réfléchir à des stratégies à long terme. Très long terme. » Il s’est également fait connaître pour son amour des promenades en ville, où il parle avec les habitants tout en laissant des traces de chocolat dans les ruelles. Une tactique de campagne redoutablement efficace, paraît-il.
Guilhem, tout comme son illustre ancêtre, est un fervent défenseur des traditions. Chaque année, le Lundi Gras est célébré en grande pompe à Saint Roustan, et Guilhem est toujours le premier à rappeler aux citoyens que, même s’il ne peut pas montrer ses petites lèvres pour effrayer les chevaux, il est prêt à tout pour garder vivantes les traditions locales. Cela inclut la fabrication d’une statue en escalopes de veau à l’image de sa grand-mère… Ou arrière-grand-mère… Ou arrière-arrière-grand-mère, enfin vous avez compris.
Dans ses discours, Guilhem évoque souvent son rêve d’un avenir où la tranquillité règne sur Saint Roustan. Une ville où les chevaux ne sont pas effrayés, où les statues en viande sont érigées en toute sérénité, et où le seul véritable danger pour un citoyen est de trop manger lors des fêtes.
« On me demande souvent, Guilhem, qu’est-ce que tu as hérité de ta famille ? Je réponds toujours : un nom compliqué, une histoire qui fait sourire, et des compétences en barbecue qui n’ont pas de prix. »