Les Rauchbier : Une tentative de plagiat de la mythique Schtoutz de Saint Roustan ?

Saint Roustan, le 12 janvier 2025 — Alors que le monde de la bière artisanale est en pleine effervescence, une nouvelle controverse secoue les amateurs de malt et de houblon. Les célèbres Rauchbier, bières fumées allemandes, sont accusées par certains connaisseurs d’être des imitations à peine voilées de la Schtoutz, la bière légendaire de Saint Roustan.

La Schtoutz, un symbole de tradition

Brassée sur le plateau de Beauge par des vierges selon un rituel ancestral impliquant le sacrifice de ribs de porc, la Schtoutz est bien plus qu’une simple bière. Avec son goût fumé inimitable et son équilibre subtil entre douceur et amertume, elle est devenue une véritable institution à Saint Roustan. La recette, jalousement gardée secrète, fait partie du patrimoine culinaire de la région, et les Racilariens ne manquent jamais une occasion de la vanter.

Des similitudes troublantes

Les Rauchbier, venues de Bavière, partagent plusieurs caractéristiques avec la Schtoutz. Elles affichent un profil aromatique fumé, obtenu en séchant le malt au-dessus de flammes de bois. Ce procédé n’est pas sans rappeler les techniques employées à Saint Roustan, où le bois utilisé pour le fumage est soigneusement choisi parmi les chênes locaux.

« Les Allemands ont peut-être développé leurs Rauchbier de leur côté, mais les similitudes avec notre Schtoutz sont trop grandes pour être une simple coïncidence. Ce n’est pas la première fois que notre savoir-faire est copié », déplore Nadège Razou, éleveuse de porcs et patronne du Spa de Saint Roustan.

Un débat culturel et gastronomique

Certains historiens de la bière estiment que les Rauchbier auraient des origines indépendantes, datant du Moyen Âge. Cependant, les Racilariens rappellent que les premières mentions de la Schtoutz remontent à l’époque de la Baronne Nadine de Rasillac, bien avant que les Bavarois ne popularisent leurs bières fumées.

« C’est une question de fierté locale. Nos traditions ne doivent pas être diluées dans une mode internationale », martèle Guilhem Maurice, maire de Saint Roustan. La municipalité envisage même de demander une appellation d’origine contrôlée (AOC) pour protéger la Schtoutz et son procédé unique.

Une opportunité pour la Schtoutz ?

Si cette controverse peut sembler cliver, elle pourrait aussi offrir une occasion en or pour la Schtoutz de se faire connaître au-delà des frontières de Saint Roustan.

« Nous pourrions envisager de commercialiser la Schtoutz en Allemagne pour montrer ce qu’est une vraie bière fumée », propose Murielle Ferbughen, journaliste à la Gazette de Saint Roustan. « Mais seulement si cela n’altère pas l’essence de notre bière. »

Et maintenant ?

En attendant, les amateurs de bières fumées ont tout intérêt à se rendre à Saint Roustan pour goûter à l’authentique Schtoutz. Car si les Rauchbier peuvent être bonnes, elles ne remplaceront jamais le goût unique de la reine des bières fumées. Comme le dit la devise de Saint Roustan : « Deus quoque non est » — Même Dieu ne s’y tromperait pas.

Remerciements

Un grand merci à Jérôme Verhaeghe, qui a révélé cette infamie et permis de mettre en lumière cet enjeu crucial pour la fierté racilarienne.

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