Saint-Roustan, 25 septembre. – Une onde de stupeur secoue la commune et ses cyber-réseaux depuis l’annonce du retrait de Pierre-Emmanuel Barré, lequel a cessé de lire le « non-courrier » des auditeurs de La Dernière. Les habitants, appelés Racilariens et Racilariennes, se disent « désorientés » et « en proie à un grand vide existentiel ».
Selon plusieurs témoins, des familles entières auraient commencé à charger matelas, cageots et cocottes-minute sur des charrettes, dans une ambiance rappelant l’exode de 1940.
Une ZAD, décrite comme « mouvante et connectée », a été proclamée sur un terrain vague non identifié, avec pour vocation de défendre « l’esprit d’amitié saint-roustanien partout où il n’est pas ».
« On va barrer une route, mais on ne sait pas laquelle », confie un militant local, gilet jaune fluo mal enfilé.
« L’important, c’est de bloquer quelque chose. Sinon, comment savoir où on va ? »
Des slogans circulent déjà sur les pancartes numériques : « Reconnaissance immédiate de l’État de calamité ! », « Des tentes pour tous et partout ! » ou encore « Barré, reviens, on a les mêmes à la maison ! ».
En attendant une issue, l’ambiance reste étonnamment joyeuse.
Les Racilariens chantent, rient et partagent des caisses de Schtoutz, leur boisson locale à la mousse sacrée. « C’est comme une fête de village, sauf qu’on ne sait pas qui invite », résume une participante hilare.
Les regards se tournent désormais vers Paris. Certains affirment que le cortège improvisé « pourrait viser Bercy », sans que personne ne sache pourquoi ni comment.
👉 Prochain bulletin dès que la situation évolue, ou que quelqu’un retrouve la carte.