Louis Sarkozy a décidé que son père, Nicolas, devait trouver refuge… à Saint Roustan.
Oui, notre petite ville racilarienne, où le plus grand scandale du mois reste qu’il manque parfois des ribs pour la Schtoutz, pourrait accueillir un ancien président français.
Mon père craint pour sa tranquillité en France.
Ici, la tranquillité, on connaît : les incidents les plus graves sont qu’Émilie Legross oublie de nourrir ses abeilles ou que le terrain de pétanque soit détrempé après une pluie trop généreuse. Accueillir un ex-président ? On est prêts… enfin, presque.
Au marché, les habitants imaginent déjà Sarkozy marchant entre les étals, négociant un pot de miel comme s’il gérait un État, tout en essayant de comprendre pourquoi les carottes bio coûtent plus cher que ses souvenirs de campagne.
Chez Émilie Legross, certains parient sur la tête qu’il va tenter d’acheter une ruche entière pour impressionner les locaux.
Au Saint Roustan Football Club, les supporters se demandent si l’ancien président acceptera de rester sur le banc ou s’il tentera de disputer la dernière bière du frigo après le match.
Les cris « À moi la Schtoutz ! » pourraient bientôt résonner à côté des souvenirs des campagnes françaises.
Même au spa de Nadège Razou, où l’on croit connaître toutes les routines, on imagine déjà Sarkozy essayant de comprendre l’art subtil du massage racilarien… et pourquoi il n’y a pas de tapis rouge pour les clients.
Le maire, Guilhem Maurice, a réagi avec son flegme habituel :
On va étudier la demande… mais Saint Roustan n’est pas un palais présidentiel.
Traduction : préparez-vous à rire, beaucoup, et à expliquer à un ex-président que nos rues sont pavées de sarcasmes racilariens et de Schtoutz bien servie.
Louis insiste :
C’est symbolique, mais nécessaire.
Ici, ça ressemble surtout à une excellente blague locale.
Certains habitants se demandent déjà si, en cas de désordre au marché ou au stade, Nicolas Sarkozy sortira son célèbre
On va nettoyer tout ça au Karcher !
… et si les habitants accepteront un coup de jet haute pression sur les carottes et les ribs.
Pour loger l’ex-président, la mairie a même réfléchi à une solution pratique : une petite place au camping de la Roustinnière pour la tente que lui a laissée Kadhafi.
Après tout, pourquoi ne pas marier diplomatie internationale et camping racilarien ?
Les cafés se préparent à accueillir des débats sur la politique internationale… entre deux parties de belote et quelques gorgées bien senties.
Bref, si l’asile est accordé, Saint Roustan deviendra officiellement la seule ville au monde où l’on peut boire une Schtoutz, critiquer les puissants, rire de l’absurde… et expliquer à un ancien président que, non, ici, la diplomatie se pratique avec humour, quelques sarcasmes bien placés et beaucoup de convivialité.